Michèle Vauchamp

Michèle VAUCHAMP a sept ans et demi, deux jours avant le 10 juin 1944, elle habite avec ses parents au hameau des Bordes et est scolarisée à Oradour.

Le jour du massacre se trouve être le dernier jour de l’école avant les vacances. Pour cette raison, le matin, Michèle n’a pas envie d’y aller, mais sa maman Georgette insiste en lui disant que c’était le dernier jour et qu’un photographe doit venir prendre les enfants de l’école en photo.

Le midi, c’est son papa Pierre qui passe la voir à la porte de l’école, elle lui dit la même chose, mais il lui répond qu’elle n’a plus que quelques heures d’école avant les vacances.

L’après-midi, les habitants des Bordes aperçoivent un brasier, qui s’élève d’Oradour. Les informations arrivent très vite : les Allemands ont mis le feu à Oradour et recherchent les hommes qui pourraient faire de la résistance. Pierre et ses voisins partent se cacher dans les bois.

Au petit matin, Pierre revient chez lui, mais Michèle n’est pas rentrée. Ses parents décident donc de descendre à Oradour et découvrent la catastrophe. Ils rentrent dans l’église, le sol est encore brûlant sous leurs pieds. Ils ne retrouveront aucun indice de Michèle, seulement, un bouton rouge que ses parents supposent venir d’un de ses vêtements.

En ce qui concerne la photo avec les jouets, il s’agit des jouets de la petite qui sont restés dans sa chambre comme elle l’a laissé en partant à l’école.

Gérard LAIB

Ps: grand merci à Martine Calvin pour ses précieuses photos et texte.

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